Guide commande en ligne

Logiciel de commande en ligne restaurant gratuit : qui paie vraiment ?

Oui, des solutions annoncées gratuites existent. Non, elles ne sont pas gratuites. Voici les 5 façons dont elles se rémunèrent, les vraies options à 0 € et le calcul honnête sur une année complète.

Publié le 28 juillet 2026 · Par Algorio, un service de TK Digital

Vous cherchez un logiciel de commande en ligne gratuit pour votre restaurant, et la démarche est légitime : personne n'a envie d'un abonnement de plus. Vous allez effectivement trouver des offres affichées à 0 €. La vraie question n'est pas de savoir si elles existent, mais qui les finance. Un éditeur qui héberge votre carte, encaisse vos paiements et fait tourner un serveur ne travaille pas bénévolement. Voici les cinq modèles économiques derrière la gratuité, puis le calcul qui compte vraiment : le coût sur une année complète.

1. Les 5 façons dont une solution « gratuite » se rémunère

1. La commission prélevée sur chaque commande

C'est le modèle le plus répandu et le plus coûteux. L'abonnement est à 0 €, mais le prestataire retient un pourcentage sur chaque commande. Les taux constatés vont d'environ 5 % pour les solutions de commande directe jusqu'à 30 % pour les marketplaces de type Uber Eats, dont la commission est publique et documentée. Vous ne payez rien tant que vous ne vendez rien, ce qui rassure au départ. Le problème apparaît le jour où la solution fonctionne : plus vous vendez, plus vous payez, sans aucun plafond.

2. Les frais de paiement gonflés sur la transaction

Deuxième mécanique, plus discrète. L'éditeur ne prend pas de commission affichée, mais il impose son prestataire de paiement et applique un taux supérieur au marché. Un écart d'un seul point sur la transaction paraît anodin. Sur 10 000 € de commandes en ligne par mois, cela représente 100 € par mois, soit 1 200 € par an, prélevés sans jamais apparaître sur une facture d'abonnement. Vérifiez toujours le taux réel appliqué et les frais fixes par transaction.

3. La version bridée, avec l'utile en option payante

La formule gratuite existe bien, mais elle s'arrête là où votre métier commence. Les fonctions systématiquement placées en option payante sont toujours les mêmes :

Résultat : la version gratuite sert de démonstration, pas d'outil de production. Vous basculez en payant au bout de quelques semaines, avec en prime le coût du changement.

4. L'exploitation ou la revente des données clients

Quand un service est gratuit et sans commission, la valeur se trouve ailleurs. Vos clients, leurs coordonnées et leurs habitudes de commande constituent un actif. Certaines plateformes s'en servent pour pousser leurs propres campagnes, pour recommander d'autres établissements à vos clients, ou pour revendre de la donnée agrégée. La question à poser avant de signer est simple : le fichier client vous appartient-il, et pouvez-vous l'exporter à tout moment ? Si la réponse est floue, vous connaissez le modèle économique.

5. La gratuité limitée dans le temps

Dernier cas : les trois premiers mois sont offerts, puis l'abonnement se déclenche automatiquement. Ce n'est pas malhonnête, à condition que ce soit dit clairement et que la résiliation reste simple. Les mauvaises surprises viennent des essais couplés à un engagement de 12 ou 24 mois : la période gratuite sert alors à vous verrouiller.

Le vrai réflexe à avoir : ne comparez jamais des abonnements, comparez des coûts annuels complets. Abonnement, plus commission, plus frais de paiement, plus options obligatoires. C'est le seul chiffre qui sort de votre trésorerie.

2. Les vraies options gratuites, et où elles cassent

Il existe des façons de prendre des commandes en ligne sans dépenser un centime. Elles sont réelles, elles dépannent, et elles ont toutes la même limite : elles tiennent à faible volume et cassent dès que ça marche.

Le formulaire de commande fait maison

Un formulaire gratuit relié à votre boîte mail. Vous recevez la commande par email et vous rappelez le client. Ça fonctionne pour dix commandes par semaine. La limite : aucun encaissement, donc aucune protection contre les commandes non retirées, aucune impression en cuisine, et une ressaisie manuelle de chaque ligne dans votre caisse.

La page de commande sur les réseaux sociaux

Publier la carte et recevoir les commandes en commentaires ou en messages privés. C'est gratuit et vous êtes déjà là où sont vos clients. La limite : les commandes se perdent dans le fil, il n'existe aucun historique exploitable, et vous ne maîtrisez ni l'audience ni le canal.

La commande par messagerie

WhatsApp ou Messenger, en direct. C'est ce que font beaucoup de restaurants aujourd'hui, et c'est mieux que rien. La limite : en plein service, personne n'a le temps de lire, confirmer, recompter et transmettre. Les erreurs de préparation explosent, et le téléphone monopolise une personne en salle.

Le tableur partagé

Un document en ligne où le client remplit sa ligne. Gratuit, mais illisible dès la vingtième commande, sans gestion des ruptures, sans horaires de retrait, et avec un risque réel qu'un client efface la ligne d'un autre.

Le point commun de ces quatre solutions : elles ne coûtent rien en euros, mais elles coûtent du temps de service et des erreurs. Une commande ressaisie à la main, c'est deux minutes. Trente commandes par jour, c'est une heure de travail quotidienne, soit largement plus cher qu'un abonnement.

3. Le calcul : gratuit sur l'abonnement, pas gratuit sur l'année

Voici la démonstration chiffrée. On compare le coût annuel réel de trois modèles, à quatre niveaux de volume de commandes en ligne. Les taux retenus sont des ordres de grandeur constatés : 12 % pour une solution de commande directe dite gratuite, et jusqu'à 30 % pour une marketplace de type Uber Eats.

Modèle2 000 €/mois5 000 €/mois10 000 €/mois20 000 €/mois
Solution « gratuite » à 12 % de commission 2 880 €/an 7 200 €/an 14 400 €/an 28 800 €/an
Marketplace type Uber Eats, jusqu'à 30 % 7 200 €/an 18 000 €/an 36 000 €/an 72 000 €/an
Algorio, 69 €/mois et 0 % de commission 828 €/an 828 €/an 828 €/an 828 €/an

Lisez la dernière ligne : elle ne bouge pas. C'est toute la différence entre un coût fixe et un pourcentage. Sur une année pleine, 69 € par mois font 828 €, que vous fassiez 2 000 € ou 20 000 € de commandes mensuelles. La première année, avec le premier mois à 1 €, le total descend à 760 € hors installation.

Le point de bascule arrive très tôt

Faites le calcul inverse. Avec une commission de 12 %, atteindre 69 € de prélèvement demande seulement 575 € de commandes dans le mois. Autrement dit, dès que vous dépassez environ 600 € de commandes en ligne mensuelles, la solution « gratuite » vous coûte déjà plus cher qu'un abonnement fixe. Pour un restaurant qui tourne, ce seuil est franchi dans la première semaine. Passé ce point, chaque euro de croissance supplémentaire vous est facturé, alors qu'il devrait rester dans votre caisse. Le raisonnement vaut aussi pour les marketplaces, comme nous le détaillons dans notre alternative à Uber Eats sans commission.

4. Pourquoi un abonnement fixe assumé est plus sain

Un abonnement fixe n'est pas seulement moins cher au-delà du seuil. Il change la nature de la relation entre vous et votre prestataire.

C'est exactement la logique de la commande en direct : le client scanne un QR code ou ouvre le lien de votre restaurant, la carte s'affiche, il commande et paie, et la commande arrive chez vous sans intermédiaire qui se sert au passage. Rien à voir avec une marketplace qui possède le client et prélève jusqu'à 30 %. Le principe est détaillé dans notre guide du click and collect sans commission et dans celui de la vente à emporter sans commission.

5. Soyons clairs : Algorio n'est pas gratuit

Nous n'allons pas vous vendre une gratuité que nous ne pratiquons pas. Algorio est une solution de commande payante, et c'est volontaire.

Nous préférons afficher un prix que vous pouvez calculer plutôt qu'un 0 € qui se rattrape sur chaque vente. Le premier mois à 1 € existe précisément pour lever le risque : vous voyez le volume réel que la solution génère avant d'engager quoi que ce soit. Algorio est disponible partout en France. Notre premier client, Le Mistral à Waziers, note Google 5 sur 5, a démarré exactement comme ça.

Pour aller plus loin sur les tarifs du marché, consultez notre article dédié au prix d'un logiciel de commande en ligne pour restaurant, le comparatif des logiciels de commande en ligne, ou notre analyse des offres sans abonnement.

6. Questions fréquentes

Existe-t-il vraiment un logiciel de commande en ligne gratuit pour restaurant ?

Oui, des solutions annoncées gratuites existent, mais la gratuité porte presque toujours sur l'abonnement seul. Le prestataire se rémunère ailleurs : commission sur chaque commande, frais de paiement gonflés, fonctions utiles réservées à une version payante, exploitation des données clients ou période d'essai qui bascule automatiquement en payant.

Une solution à 0 € avec commission revient-elle moins cher qu'un abonnement fixe ?

Rarement. Avec une commission de 12 %, 69 € de commission correspondent à seulement 575 € de commandes mensuelles. Au-delà de ce seuil, l'abonnement fixe coûte moins cher. À 10 000 € de commandes par mois, une commission de 12 % représente 14 400 € par an, contre 828 € pour un abonnement à 69 € par mois.

Un formulaire ou une page Facebook suffisent-ils pour prendre les commandes gratuitement ?

Cela dépanne à faible volume. Ces solutions n'encaissent pas le paiement, n'impriment pas en cuisine, imposent une ressaisie manuelle et ne gèrent ni les créneaux ni les ruptures. Au-delà d'une dizaine de commandes par service, le temps perdu et les erreurs coûtent plus cher que l'abonnement économisé.

Algorio est-il gratuit ?

Non, et nous le disons clairement. L'installation se fait sur devis, puis l'abonnement est de 69 € par mois, avec le premier mois à 1 € pour tester, sans engagement long et sans commission sur les commandes. Le prix est fixe, quel que soit le chiffre d'affaires généré.

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