Logiciel de commande pour restaurant : comment bien choisir
Le marché des outils de prise de commande est encombré : plateformes de livraison, bornes tactiles, caisses connectées, applications à votre marque. Tous promettent de vous simplifier la vie. Mais derrière l'écran, les modèles économiques n'ont rien à voir, et certains coûtent une fortune une fois le volume monté. Voici les 8 critères à regarder avant de signer, du point de vue d'un gérant de snack ou de fast-food.
1. La commission : 0 % fixe ou pourcentage par commande
C'est le critère qui décide de tout le reste. Deux logiques s'opposent. La première prélève un pourcentage sur chaque commande : sur les plateformes de livraison, cela va de 30 à 45 % du prix de vente. Plus vous vendez, plus vous payez, sans plafond. La seconde repose sur un abonnement fixe : vous payez le même montant que vous fassiez 50 ou 500 commandes, et vous gardez 100 % de l'encaissement.
Ce qu'il faut regarder : est-ce que le coût augmente quand votre chiffre d'affaires augmente ? Si oui, l'outil devient un frein à votre croissance. Un modèle à 0 % de commission aligne les intérêts : l'outil ne vous coûte pas plus cher parce que vous réussissez.
2. À votre marque, ou à celle de la plateforme
Quand un client commande, sur quel nom tombe-t-il ? Sur celui d'une plateforme au milieu de centaines de concurrents, ou sur votre nom, votre logo, vos couleurs ? Une application à votre marque, c'est votre vitrine numérique. Le client se souvient de vous, pas d'un intermédiaire.
Ce qu'il faut regarder : pouvez-vous personnaliser le logo, les couleurs, le nom affiché ? L'adresse est-elle la vôtre ? Une commande passée sur votre marque construit votre actif ; une commande passée sur la marque d'un tiers construit le sien.
3. Le matériel inclus (écran cuisine, imprimante, QR)
Un logiciel de commande ne vit pas dans le vide : il faut recevoir les commandes en cuisine. Certaines solutions vous laissent vous débrouiller, d'autres livrent le nécessaire. À comparer, le prix d'entrée d'une borne physique se situe entre 2 500 et 7 000 € à l'achat, un investissement lourd avant même d'avoir vendu un seul menu.
Ce qu'il faut regarder : l'écran de cuisine, l'imprimante à tickets et les QR codes de table sont-ils fournis, et à quel coût ? Une solution qui inclut le matériel dans l'abonnement vous évite un gros chèque au départ.
4. La simplicité pour le client (QR, sans téléchargement, PWA)
Le meilleur logiciel du monde ne sert à rien si le client abandonne au bout de dix secondes. La friction tue la commande. Un client qui doit télécharger une application, créer un compte et accepter des notifications avant de choisir un tacos, une bonne partie s'en va.
Ce qu'il faut regarder : le client peut-il commander en scannant simplement un QR code, sans rien installer ? Une application web (PWA) s'ouvre dans le navigateur, fonctionne comme une appli, mais sans passage par un store. Moins d'étapes, plus de commandes finalisées.
5. Le support : un humain joignable ou un ticket sans réponse
Un jour, l'imprimante lâche en plein coup de feu, ou une commande ne remonte pas. À ce moment précis, la qualité du support fait toute la différence. Beaucoup d'outils renvoient vers un système de tickets ou un chat automatisé, sans interlocuteur qui connaît votre dossier.
Ce qu'il faut regarder : y a-t-il un humain joignable rapidement, idéalement par téléphone ou messagerie, avec une vraie réactivité ? Un support humain, c'est ce qui vous évite de perdre une soirée de service à cause d'un bug.
6. La propriété des données clients
Chaque commande génère une donnée précieuse : qui commande, quoi, quand, à quelle fréquence. Sur les plateformes, ces informations restent chez elles : vous ne récupérez ni le nom ni le numéro de vos clients, donc vous ne pouvez pas les fidéliser directement.
Ce qu'il faut regarder : à qui appartiennent les coordonnées et l'historique de commande ? Un bon logiciel vous rend propriétaire de votre fichier client, ce qui vous permet de relancer, de proposer une offre de fidélité, bref, de faire revenir les gens sans repayer pour les toucher.
7. Le prix total réel
Le prix affiché n'est presque jamais le prix payé. Il faut additionner l'abonnement, la commission, le matériel, les frais d'installation, de maintenance, de mise à jour. Un outil « gratuit » qui prend un pourcentage peut coûter bien plus cher qu'un abonnement fixe une fois le volume monté.
8. Sur place, à emporter, livraison
Un snack vend rarement sur un seul canal. Le logiciel doit couvrir les usages réels : commande sur place (table ou comptoir), à emporter (click and collect) et, si besoin, la livraison. Certaines solutions ne gèrent qu'un canal et vous obligent à empiler plusieurs outils.
Ce qu'il faut regarder : un seul système gère-t-il tous vos modes de vente, avec une seule interface en cuisine ? Moins d'outils, moins d'erreurs, moins de coûts.
La grille de critères, en un tableau
Voici comment se comparent, sur ces huit critères, les trois modèles les plus courants : la plateforme de livraison, la borne physique, et une application de commande à la marque à 0 % de commission comme Algorio.
| Critère | Plateforme livraison | Borne physique | Appli à la marque (Algorio) |
|---|---|---|---|
| Commission | 30 à 45 % | 0 % | 0 % |
| À votre marque | Non | Partiel | Oui |
| Matériel | Aucun | 2 500 à 7 000 € | Inclus |
| Client sans téléchargement | Appli à installer | Sur place seulement | QR, PWA, rien à installer |
| Support | Tickets | Selon contrat | Humain joignable |
| Données clients | Chez la plateforme | Chez vous | Chez vous |
| Prix | % par commande | Gros achat au départ | 69 €/mois, 1er mois 1 € |
| Canaux | Livraison | Sur place | Sur place, emporter, livraison |
Pourquoi le 0 % protège votre marge à long terme
Le vrai piège d'un logiciel à commission, c'est qu'il vous taxe la réussite. Chaque commande de plus vous coûte de plus en plus, sans limite. Un modèle à abonnement fixe et 0 % de commission fait l'inverse : le coût reste stable, et tout le volume supplémentaire tombe dans votre marge, pas dans celle d'un intermédiaire.
Sur douze mois, l'écart n'est pas anecdotique. Un restaurant qui bascule ses habitués vers la commande directe récupère les 30 à 45 % qu'il donnait, garde son fichier client et maîtrise son expérience de bout en bout. C'est aussi l'alternative à la borne de commande sans l'investissement lourd, et l'alternative à Uber Eats sans la commission qui grignote chaque menu.
Un logiciel de commande à votre marque, sans commission
QR code, écran cuisine et support humain inclus. 69 €/mois, 1er mois à 1 €.
Parler à TarikQuestions fréquentes
Le modèle de coût. Un logiciel qui prélève un pourcentage par commande vous coûte de plus en plus cher à mesure que vous vendez, alors qu'un abonnement fixe à 0 % de commission garde votre marge stable quel que soit le volume. Regardez toujours le coût total sur douze mois, pas seulement le prix affiché.
Tout : le client commande sur votre nom, votre logo, vos couleurs. Vous récupérez les coordonnées de vos clients, les avis vont sur votre fiche, et vous ne dépendez pas de la marque d'une plateforme. C'est votre actif, pas celui d'un intermédiaire.
Cela va d'un pourcentage par commande (souvent 30 à 45 % sur les plateformes de livraison) à une borne physique (2 500 à 7 000 € à l'achat) ou un abonnement mensuel. Algorio fonctionne à l'abonnement, 69 € par mois, avec le premier mois à 1 €, et 0 % de commission.