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Logiciel de prise de commande en ligne pour restaurant : comment choisir

Par Tarik Najem (Algorio) · 7 juillet 2026, mis à jour le 10 août 2026 · 7 min de lecture
En bref : un logiciel de prise de commande en ligne pour restaurant se range dans trois familles, et leur coût réel n'a rien de comparable. Les plateformes de livraison prélèvent 30 à 45 % par commande, sans plafond. Une borne physique coûte 2 500 à 7 000 € à l'achat. Une solution de commande à votre marque fonctionne à l'abonnement : chez Algorio, 89 € par mois, 0 % de commission. Le critère qui décide de tout reste le modèle de coût : un pourcentage par commande grignote votre marge à mesure que vous vendez, un abonnement fixe la protège. Les huit critères de comparaison sont détaillés ci-dessous.

Le marché des outils de prise de commande est encombré : plateformes de livraison, bornes tactiles, caisses connectées, solutions de commande à votre marque. Tous promettent de vous simplifier la vie. Mais derrière l'écran, les modèles économiques n'ont rien à voir, et certains coûtent une fortune une fois le volume monté. Voici les 8 critères à regarder avant de signer, du point de vue d'un gérant de snack ou de fast-food.

Précision utile avant de commencer. Cette page traite des logiciels de prise de commande client (sur place, à emporter, en livraison). Elle ne traite pas des logiciels de commande fournisseur, qui servent à gérer vos approvisionnements et vos stocks auprès de vos grossistes. Ce sont deux catégories d'outils distinctes, souvent confondues parce qu'elles partagent le mot « commande ».

1. La commission : 0 % fixe ou pourcentage par commande

C'est le critère qui décide de tout le reste. Deux logiques s'opposent. La première prélève un pourcentage sur chaque commande : sur les plateformes de livraison, cela va de 30 à 45 % du prix de vente. Plus vous vendez, plus vous payez, sans plafond. La seconde repose sur un abonnement fixe : vous payez le même montant que vous fassiez 50 ou 500 commandes, et vous gardez 100 % de l'encaissement.

Ce qu'il faut regarder : est-ce que le coût augmente quand votre chiffre d'affaires augmente ? Si oui, l'outil devient un frein à votre croissance. Un modèle à 0 % de commission aligne les intérêts : l'outil ne vous coûte pas plus cher parce que vous réussissez.

2. À votre marque, ou à celle de la plateforme

Quand un client commande, sur quel nom tombe-t-il ? Sur celui d'une plateforme au milieu de centaines de concurrents, ou sur votre nom, votre logo, vos couleurs ? Une application à votre marque, c'est votre vitrine numérique. Le client se souvient de vous, pas d'un intermédiaire.

Ce qu'il faut regarder : pouvez-vous personnaliser le logo, les couleurs, le nom affiché ? L'adresse est-elle la vôtre ? Une commande passée sur votre marque construit votre actif ; une commande passée sur la marque d'un tiers construit le sien.

3. Le matériel inclus (écran cuisine, imprimante, QR)

Un logiciel de commande ne vit pas dans le vide : il faut recevoir les commandes en cuisine. Certaines solutions vous laissent vous débrouiller, d'autres livrent le nécessaire. À comparer, le prix d'entrée d'une borne physique se situe entre 2 500 et 7 000 € à l'achat, un investissement lourd avant même d'avoir vendu un seul menu.

Ce qu'il faut regarder : l'écran de cuisine, l'imprimante à tickets et les QR codes de table sont-ils fournis, et à quel coût ? Une solution qui inclut le matériel dans l'abonnement vous évite un gros chèque au départ.

4. La simplicité pour le client (QR, sans téléchargement, PWA)

Le meilleur logiciel du monde ne sert à rien si le client abandonne au bout de dix secondes. La friction tue la commande. Un client qui doit télécharger une application, créer un compte et accepter des notifications avant de choisir un tacos, une bonne partie s'en va.

Ce qu'il faut regarder : le client peut-il commander en scannant simplement un QR code, sans rien installer ? Une application web (PWA) s'ouvre dans le navigateur, fonctionne comme une application installée, mais sans passage par un store. Moins d'étapes, plus de commandes finalisées.

5. Le support : un humain joignable ou un ticket sans réponse

Un jour, l'imprimante lâche en plein coup de feu, ou une commande ne remonte pas. À ce moment précis, la qualité du support fait toute la différence. Beaucoup d'outils renvoient vers un système de tickets ou un chat automatisé, sans interlocuteur qui connaît votre dossier.

Ce qu'il faut regarder : y a-t-il un humain joignable rapidement, idéalement par téléphone ou messagerie, avec une vraie réactivité ? Un support humain, c'est ce qui vous évite de perdre une soirée de service à cause d'un bug.

6. La propriété des données clients

Chaque commande génère une donnée précieuse : qui commande, quoi, quand, à quelle fréquence. Sur les plateformes, ces informations restent chez elles : vous ne récupérez ni le nom ni le numéro de vos clients, donc vous ne pouvez pas les fidéliser directement.

Ce qu'il faut regarder : à qui appartiennent les coordonnées et l'historique de commande ? Un bon logiciel vous rend propriétaire de votre fichier client, ce qui vous permet de relancer, de proposer une offre de fidélité, bref, de faire revenir les gens sans repayer pour les toucher.

7. Le prix total réel

Le prix affiché n'est presque jamais le prix payé. Il faut additionner l'abonnement, la commission, le matériel, les frais d'installation, de maintenance, de mise à jour. Un outil « gratuit » qui prend un pourcentage peut coûter bien plus cher qu'un abonnement fixe une fois le volume monté.

Le calcul à faire : projetez votre coût sur douze mois au volume réel. Un menu à 13 € avec 40 % de commission, c'est 5,20 € par commande. À 20 commandes par jour, cela dépasse 3 000 € par mois. Comparez ce chiffre à un abonnement fixe : l'écart devient énorme dès que ça marche.

8. Sur place, à emporter, livraison

Un snack vend rarement sur un seul canal. Le logiciel doit couvrir les usages réels : commande sur place (table ou comptoir), à emporter (click and collect) et, si besoin, la livraison. Certaines solutions ne gèrent qu'un canal et vous obligent à empiler plusieurs outils.

Ce qu'il faut regarder : un seul système gère-t-il tous vos modes de vente, avec une seule interface en cuisine ? Moins d'outils, moins d'erreurs, moins de coûts.

La grille de critères, en un tableau

Voici comment se comparent, sur ces huit critères, les trois modèles les plus courants : la plateforme de livraison, la borne physique, et une application de commande à la marque à 0 % de commission comme Algorio.

CritèrePlateforme livraisonBorne physiqueSolution à la marque (Algorio)
Commission30 à 45 %0 %0 %
À votre marqueNonPartielOui
MatérielAucun2 500 à 7 000 €Inclus
Client sans téléchargementApplication à installerSur place seulementQR, PWA, rien à installer
SupportTicketsSelon contratHumain joignable
Données clientsChez la plateformeChez vousChez vous
Prix% par commandeGros achat au départ89 €/mois
CanauxLivraisonSur placeSur place, emporter, livraison

Et votre caisse dans tout ça : compatibilité et conformité

C'est la question que les comparatifs oublient presque toujours, alors qu'elle bloque beaucoup de projets. Un logiciel de prise de commande ne remplace pas votre caisse : il l'alimente. Deux situations existent. Soit la solution s'intègre à votre caisse et les commandes remontent automatiquement, soit elle fonctionne en parallèle, avec un écran ou un ticket dédié en cuisine, et vous saisissez le total en caisse en fin de service.

Ce qu'il faut regarder : la solution impose-t-elle de changer de caisse ? Beaucoup de restaurateurs renoncent parce qu'on leur demande de remplacer un système qui fonctionne. Une solution qui s'installe à côté de l'existant vous évite ce chantier.

Sur la conformité, la règle est simple : c'est le logiciel d'encaissement qui doit être certifié NF525, pas l'outil qui prend la commande. Vérifiez tout de même qui édite la note du client et qui archive les données de vente, car c'est là que la responsabilité se joue. Demandez la réponse par écrit avant de signer.

Si votre réflexion porte justement sur le choix d'une caisse, lisez notre avis sur L'Addition, logiciel de caisse pour restaurant : vous y trouverez les six questions à poser à n'importe quel éditeur avant de signer un contrat.

Pourquoi le 0 % protège votre marge à long terme

Le vrai piège d'un logiciel à commission, c'est qu'il vous taxe la réussite. Chaque commande de plus vous coûte de plus en plus, sans limite. Un modèle à abonnement fixe et 0 % de commission fait l'inverse : le coût reste stable, et tout le volume supplémentaire tombe dans votre marge, pas dans celle d'un intermédiaire.

Sur douze mois, l'écart n'est pas anecdotique. Un restaurant qui bascule ses habitués vers la commande directe récupère les 30 à 45 % qu'il donnait, garde son fichier client et maîtrise son expérience de bout en bout. C'est aussi l'alternative à la borne de commande sans l'investissement lourd, et l'alternative à Uber Eats sans la commission qui grignote chaque menu.

Un logiciel de commande à votre marque, sans commission

QR code, écran cuisine et support humain inclus. 89 €/mois.

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Questions fréquentes

Quel est le vrai critère numéro un pour choisir un logiciel de commande restaurant ?

Le modèle de coût. Un logiciel qui prélève un pourcentage par commande vous coûte de plus en plus cher à mesure que vous vendez, alors qu'un abonnement fixe à 0 % de commission garde votre marge stable quel que soit le volume. Regardez toujours le coût total sur douze mois, pas seulement le prix affiché.

Une application de commande à la marque du restaurant, ça change quoi ?

Tout : le client commande sur votre nom, votre logo, vos couleurs. Vous récupérez les coordonnées de vos clients, les avis vont sur votre fiche, et vous ne dépendez pas de la marque d'une plateforme. C'est votre actif, pas celui d'un intermédiaire.

Combien coûte un logiciel de commande pour un snack ou un fast-food ?

Cela va d'un pourcentage par commande (souvent 30 à 45 % sur les plateformes de livraison) à une borne physique (2 500 à 7 000 € à l'achat) ou un abonnement mensuel. Algorio fonctionne à l'abonnement, 89 € par mois, et 0 % de commission.

Quelle différence entre un logiciel de prise de commande et un logiciel de commande fournisseur ?

Un logiciel de prise de commande sert à recevoir les commandes de vos clients, sur place, à emporter ou en livraison. Un logiciel de commande fournisseur sert à passer vos propres commandes d'approvisionnement auprès de vos grossistes et à suivre vos stocks. Ce sont deux catégories d'outils différentes, et rares sont les solutions qui font correctement les deux.

Faut-il changer de caisse pour installer un logiciel de prise de commande en ligne ?

Non, pas nécessairement. Certaines solutions s'intègrent à la caisse existante, d'autres fonctionnent en parallèle avec un écran ou une imprimante dédiée en cuisine. Algorio s'installe à côté de votre caisse actuelle, sans la remplacer. Sur la conformité, c'est le logiciel d'encaissement qui doit être certifié NF525, pas l'outil de prise de commande.